Je ne vous le cache pas, cette année a été extrêmement riche en évènements pour moi.
Le plus important fût la naissance de mon fils le 12 juin 2009. Le second évènement, moins enchanteur, fut la perte de mon emploi au mois de mars 2009. La conjugaison de plusieurs facteurs a mené à une situation compliquée : notre fils arrivait, la situation économique plombait le marché de l’emploi et j’apportais le seul salaire à la maison… Se retrouver au chômage n’était donc pas du tout… du tout bon.
J’ai décidé de ne pas compter sur notre agence nationale pour l’emploi, qui, et cela n’engage que moi (et probablement des millions d’autres), n’a aucune espèce d’utilité sur le marché du travail. C’est une machine couteuse, lente et paresseuse. Si le Pole emploi parlait au monde de l’entreprise de manière efficace, ça pourrait sans doute marcher, mais ca ne fonctionne pas.
J’ai donc préféré la jouer perso en donnant un énorme coup de pied aux fesses à ma recherche d’emploi. J’ai fait ma chanson, tourné le clip pour en faire un CV Vidéo. 8 mois après, le bilan est très positif : j’ai eu mon petit quart d’heure de célébrité, qui a duré un peu plus longtemps quand même : des interviews pour la télé, dans les journaux, à la radio, et bien sur le web, le tout a même dépassé les frontières. Sur Dailymotion, plus de 100 000 vues pour « Je veux travailler ». Bien sûr, on est loin des millions de vues de certains buzz téléphonés, mais un clip mettant en scène des filles nues dans Paris, c’était un peu facile…
Et puisque le but était de trouver du boulot, un petit bilan aussi : j’ai trouvé un job 15 jours après la mise en ligne de mon clip. J’ai même changé pour mieux depuis. On me reconnait encore de temps en temps dans la rue, et je suis régulièrement consulté pour donner mon avis sur le buzz et la recherche d’emploi sur internet (tv, conférences, web).
Par contre, aujourd’hui, le CV vidéo est devenu presque banal, à tel point que ceux qui en font encore ont énormément de mal à avoir de la visibilité. Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve, mais si un jour je suis à nouveau au chômage, il faudra que je trouve une autre idée :)



